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L'apprentissage, nouveau sésame
pour intégrer la Fonction publique  ?

Recruter plus d'apprentis dans la Fonction publique : c'est l'objectif que s'est fixé l'État. Un moyen efficace de lutter contre le chômage, de mieux préparer les jeunes à l'entrée dans la vie active et de s'adapter aux nouveaux métiers de la Fonction publique. Le gouvernement poursuit ses actions afin de développer l'apprentissage dans le domaine public

Lors de la Grande conférence sociale organisée en juillet 2014, François Hollande, alors Président de la République, avait fixé comme objectif de recruter 500 000 contrats d'apprentissage, dont 10 000 dans la Fonction publique d'État à l'horizon du 1er janvier 2017. Son objectif était de lutter contre le chômage, en particulier chez les jeunes. Cet objectif a été réaffirmé depuis et l'État a eu largement recours à ce mode de recrutement. Le nombre de contrats d’apprentissage a ainsi augmenté de 115 % depuis l’année 2014 et plus de 9400 apprentis ont été recrutés dans la Fonction publique.

 

De multiples avantages pour l'apprenti…

L'apprentissage s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans. Dans certaines régions, il est même possible d'intégrer la Fonction publique par ce biais jusqu'à l'âge de 30 ans. Les personnes recrutées en apprentissage intègrent une administration tout en bénéficiant de l'encadrement d’un maître d'apprentissage et d'une formation dans un Centre de Formation des Apprentis (CFA) ou un établissement de formation avec lequel l'employeur passe une convention. Ils apprennent ainsi le métier qu'ils ont choisi, à la fois sur les bancs de l'école et sur le terrain. Si les missions que doit remplir la Fonction publique ne cessent d'évoluer, il en est de même de ses métiers. Juriste, webmaster, mécanicien, informaticien, chargé de recrutement… du CAP/BEP au master 2, une extraordinaire diversité de métiers peut être exercée dans la Fonction publique, ce qui crée autant de possibilités de l'intégrer via l'apprentissage. Le coût de la formation est à la charge de l'employeur. La rémunération de l'apprenti augmente au fil des années. Celui-ci est affilié au régime général de la sécurité sociale pour les risques maladie, maternité, invalidité, décès et au régime complémentaire de retraite des agents non titulaires des collectivités territoriales (IRCANTEC). Il ne paie cependant aucune cotisation et est exonéré de la CSG et de la CRDS.

et pour l'employeur public

L'employeur d'un apprenti est exonéré des cotisations patronales relatives aux assurances sociales (maladie, maternité, invalidité, décès) et allocations familiales, des cotisations salariales d'origine légale et conventionnelle dues au titre des salaires versés à l'apprenti et des cotisations patronales d'assurance chômage versées par les employeurs qui ont adhéré au régime d'assurance chômage. Il doit en revanche s'acquitter de la cotisation Accident du travail/maladie professionnelle, de la contribution de solidarité pour l’autonomie, de la cotisation au fonds national d’aide au logement et, le cas échéant, du versement transport, du forfait social sur les contributions patronales de prévoyance complémentaire (IRCANTEC) et de la cotisation au titre du compte personnel de prévention de la pénibilité. 

Voie royale vers l'insertion des jeunes dans le monde professionnel, l'apprentissage contribue à la reconnaissance et à la valorisation de la sphère publique et de l’ensemble de ses métiers.

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