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Les personnels hospitaliers
aux avant-postes
de l’urgence sanitaire

Médecins, infirmiers, aides-soignants, laborantins, techniciens, agents d’entretien, employés administratifs… Depuis le mois de janvier 2020, 1,16 million de personnels de la Fonction publique hospitalière (FPH) sont engagés en première ligne contre la pandémie de Covid-19. Même si les médecins de ville et les structures de soins privées jouent également un rôle essentiel dans la prise en charge des malades, l’hôpital public doit faire face au flux de victimes le plus important et traiter les cas les plus graves. Dès le début de la crise sanitaire, les Français ont pris conscience de l’engagement exceptionnel des professionnels mobilisés – souvent au péril de leur vie – au sein des 1 029 établissements publics de santé implantés à travers l’Hexagone et en outre-mer.

 

Soutien inconditionnel de la population

Selon le dernier sondage réalisé par Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers publié le 17 avril 2020, 97 % des Français interrogés font ainsi unanimement confiance au personnel soignant en général et aux infirmières en particulier. Cet élan de sympathie et de reconnaissance de la population se traduit d’ailleurs quotidiennement par des manifestations de soutien : applaudissements sur les balcons tous les soirs à 20h, messages d’encouragement sur les réseaux sociaux, fabrication de masques, de blouses et de visières, mise à disposition de logements gratuits sur les plateformes dédiées (Airbnb, PAP, l’Adresse ou encore Happytal)…

 

Mise en œuvre de moyens pour la garde des enfants et les transports

De son côté, l’État se montre plus attentif à la situation des soignants dans la période actuelle. Dès le début du confinement, il a décidé que les enfants des professionnels impliqués dans la crise du Covid-19 pouvaient être pris en charge dans les écoles élémentaires et les collèges ; les crèches hospitalières étant autorisées à fonctionner, contrairement aux autres structures d’accueil de la petite enfance.

Le ministère de la Santé a par ailleurs passé des conventions avec plusieurs opérateurs de transport public et privé (RATP, SNCF, sociétés de taxi…) pour permettre aux personnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux de se rendre gratuitement à leur travail. Pour les soignants se déplaçant avec leur propre véhicule, des initiatives locales ont également vu le jour (gratuité du stationnement, bons d’essence…).

 

Octroi d'une prime et soutien psychologique

En outre, le Premier ministre a annoncé le 15 avril qu’une prime – exempte de charges sociales et d’impôts – serait attribuée aux soignants hospitaliers ayant participé à la gestion de la crise du coronavirus. Celle-ci s’élèvera à 1 500 euros pour les personnels qui ont géré la crise sanitaire dans les 30 départements les plus touchés, ainsi que ceux travaillant dans l’un des 108 établissements de santé classés « Covid + ». Pour les autres professionnels de santé des hôpitaux, le montant de la prime a été fixé à 500 euros. Enfin, le ministère de la Santé a mis en place une plateforme nationale d'appui médico-psychologique pour tous les personnels de santé engagés dans le combat contre la pandémie.

 

La réserve sanitaire : un vivier de 40 000 soignants

Créée en 2007 pour faire face à l'épidémie de chikungunya à La Réunion, la réserve sanitaire a été officiellement engagée le 6 mars 2020 dans la lutte contre la propagation du Covid-19. Conçu à l’image de la réserve militaire, ce vivier de soignants regroupait 21 000 professionnels de santé avant la crise sanitaire actuelle. En quelques semaines, l’appel lancé par le gouvernement, l’Ordre des médecins, l’Ordre des infirmiers et l’agence Santé publique France a permis de pratiquement doubler les effectifs de la réserve sanitaire qui compte désormais près de 40 000 volontaires mobilisables très rapidement.

Pour l’heure, ce sont seulement 3 800 réservistes (médecins, infirmiers, aides-soignants...) qui s'investissent sur le terrain pour combattre la progression de la pandémie. Ces soignants – qu’ils soient salariés, libéraux, retraités depuis moins de cinq ans ou étudiants en filière médicale ou paramédicale – n’interviennent pas en premier secours dans les hôpitaux, les Ehpad ou les centres médico-sociaux, mais plutôt en appui de l’offre locale de soins.

 

Pour aller plus loin :

Informations spéciales Covid-19 pour les professionnels de santé

www.solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/

 

Présentation de la réserve sanitaire

www.santepubliquefrance.fr/a-propos/nos-principes-fondateurs/reserve-sanitaire

 

Focus sur la Fonction publique hospitalière

www.solidarites-sante.gouv.fr/professionnels/gerer-un-etablissement-de-sante-medico-social/fonction-publique-hospitaliere-607/article/la-fonction-publique-hospitaliere