BFM S'ENGAGE

Échange express
avec Boris, infirmier

Céline Olivier : Pourquoi avoir choisi le métier d’infirmier ?

Boris : Par hasard ! En sortant de l’armée, je n’avais aucun diplôme, aucune compétence. Je suis rentré dans le monde hospitalier en tant que brancardier. C’est là, au contact d’infirmières et d’aides-soignantes, que j’ai compris que je voulais faire la même chose. J’ai suivi des formations internes et j’ai fini par être diplômé.

 

CO : Quelles sont les compétences et les qualités nécessaires pour faire ce métier ?

B : Il est indispensable d’avoir de l’empathie et de faire preuve de patience. Et puis il faut être organisé, avoir le sens des priorités.

 

CO : Vous avez peur parfois ?

B : La seule peur que j’aie, c’est de mal faire.

 

CO : Et la mort... (Il coupe)

B : Elle fait partie du métier. Mais il ne faut surtout pas le résumer à ça.

 

CO : Avez-vous dû renoncer à certaines choses pour devenir infirmier ?

B : Oui, à pas mal de choses. Pendant plusieurs années, j’ai dû arrêter le sport faute de temps mais bon, le plus embêtant, ce sont mes horaires très larges qui m’empêchent parfois d’être présent pour ma famille, mes proches... Mais bon, vous savez, j’adore mon métier ! Le contact avec les gens, le travail en équipe, les responsabilités... Oui, vraiment, je suis amoureux de mon métier !

CO : Et les autres, justement, c’est quoi la question qu’ils vous posent le plus souvent concernant votre métier ?

B : « Comment tu fais ? » (Éclats de rires)

CO : Et alors... comment faites-vous ?

B : De mon mieux ! (Éclats de rires)

 

CO : Vous souvenez-vous de votre première journée de travail ? 

B : Ah oui ! C’est un magnifique souvenir ! J’étais à la fois complètement perdu, plein de stress mais tellement heureux de pouvoir commencer à travailler !