L’usufruit est un démembrement de propriété par lequel les droits sur le bien sont répartis entre l’usufruitier et le nu-propriétaire. L’usufruitier a le droit d’utiliser le bien et d’en recueillir les fruits, c’est-à-dire, par exemple, de louer le bien, sous certaines conditions : il ne peut pas, par exemple, conclure de bail commercial ou de bail rural sans l’accord du nu-propriétaire, ou du juge.

L’usufruitier a le droit d’utiliser les biens sur lesquels s’exerce son usufruit, comme le ferait le propriétaire. Mais il doit conserver les biens, il ne peut ni les vendre, ni les détruire. Cependant, si les biens se dégradent lors d’une utilisation normale, l’usufruitier devra les rendre dans l’état dans lesquels ils seront, à la condition de ne pas les avoir sciemment détériorés : le nu-propriétaire supportera la vétusté (du linge, du véhicule…). L’usufruitier doit enfin faire toutes les réparations sur le bien, à l’exclusion des grosses réparations listées par l’article 606 du Code civil.