nouveaux modes de paiement

Décryptage

Les nouveaux modes de paiement
à la loupe

Payer plus simplement, plus rapidement et de façon plus sécurisée : la révolution des nouveaux moyens de paiement est à l’œuvre. 

 

D’après une étude Harris Interactive (Les nouveaux moyens de paiement. Quelles sont les solutions de demain ? Harris Interactive, novembre 2016), la moitié des Français possède une carte de paiement équipée du mode sans contact. 41% d’entre eux disent l’utiliser régulièrement. Mais d’autres technologies se développent en parallèle.

 

Plus de simplicité grâce aux paiements électroniques

 

Désormais, les consommateurs peuvent réaliser leurs achats plus facilement et sans utiliser le contenu classique d’un porte-monnaie. Le smartphone, objet présent dans notre poche au quotidien, se transforme en moyen de paiement grâce à différentes technologies :

- Le paiement mobile (Apple Pay, Samsung Pay) associe la puce NFC (Near Field Communication, une technologie de communication sans fil à courte portée) du téléphone et une application pour authentifier chaque transaction.

- Le paiement par email ou par SMS permet aux commerçants d’encaisser des paiements par carte bancaire ou des prélèvements Sepagrâce à la génération d’un lien sécurisé.

- Les applications de paiement mobile (Lydia, Pumpkin,Paylib) permettent aux particuliers de s’échanger gratuitement de l’argent par SMS, sans utiliser de compte bancaire. Seul le numéro de téléphone est utilisé au moment de la transaction, mais l’utilisateur doit au préalable avoir créé son profil et crédité son compte à l’aide d’une carte bancaire classique.

 

Les objets connectés sont également de plus en plus nombreux à intégrer la fonctionnalité de paiement (FitbitPay, GarminPay). Plus de 75% des professionnels interrogés par le cabinet Edgar Dunn & Company estiment que ces derniers vont transformer la manière dont nous choisissons et réglons nos achats. Tous les supports de paiement sont concernés, des objets connectés de la maison (assistants vocaux) aux bracelets de fitness.

Vers la fin des SMS pour valider un paiement

 

Vous aviez l’habitude, au moment de valider une transaction sur internet,de saisir un code envoyé par votre banque par SMS ? Ce rituel risque de disparaître avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle directive européenne de sécurité. La validation par SMS devrait être progressivement remplacée par ce qu’on appelle les méthodes d’authentification forte. À ce jour, aucun consensus n’a encore été trouvé mais des pistes sérieuses pourraient se préciser dans les prochains mois avec la biométrie. 

Plus de sécurité grâce au paiement biométrique

Le paiement biométrique est en plein essor. Il permet d’effectuer une transaction financière sans avoir à saisir un code PIN ou un mot de passe, en se fondant sur les caractéristiques physiques et biologiques de l’individu. Réaliser un selfie, utiliser ses empreintes digitales, faire un scan rétinien ou encore payer grâce à sa voix : les méthodes d’authentification forte n’appartiennent plus à la science-fiction !

Plus de rapidité grâce au paiement instantané

Enfin, les nouvelles méthodes de paiement permettent de gagner du temps. La Banque centrale européenne a ainsi lancé, dans le prolongement de l’Espace unique de paiement en euros (Sepa) la révolution du paiement instantané. Être indemnisé par son assurance le jour même de la déclaration d’un sinistre, envoyer des fonds en urgence à un ami : ce procédé, également appelé InstantPayment, a d’abord pour but d’éviter les problèmes de trésorerie tant pour les particuliers que pour les entreprises.

Du paiement mobile au paiement biométrique, la généralisation des nouveaux moyens de paiement n’est possible que grâce à l’utilisation des données personnelles. La Cnil veille au respect de la confidentialité et publie sur son site des bonnes pratiques.

 

Crédit iStock : Peopleimages


Sources 

- Les nouveaux moyens de paiement. Quelles sont les solutions de demain ? Harris Interactive, novembre 2016

- Les objets connectés prêts au décollage dans les paiements, Les Echos, juin 2018